« Selon l’enquête Familles et employeurs réalisée par l’INED et l’INSEE dont les résultats ont été publiés en juin 2008, un salarié français sur deux considère que son entreprise pourrait faire davantage pour l'aider à mieux concilier son emploi et sa vie familiale.
Une étude menée par SOS Préma et l’Institut des Mamans en février 2007 montre que près de 4 femmes sur 10 stressent à l’idée d’annoncer leur grossesse à leur employeur.
Or, nos sociétés européennes ont le projet de lier bien-être social et performance économique. L’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle est l’une des pierres angulaires de ce projet : mieux vivre et mieux travailler. »
C’est pour répondre à cet objectif qu’a été créé l’Observatoire de la parentalité dont les missions sont triples :
- Evaluer les pratiques des employeurs en matière d’aide à la conciliation entre vies professionnelle et familiale, notamment à travers un baromètre annuel.
- Animer le partage de bonnes pratiques entre entreprises, en particulier via le site internet www.observatoire-parentalite.com
- Amener un nombre grandissant d’entreprises et d’organismes à signer la Charte de la Parentalité en entreprise.
Publié le 12 février 2009, le 1er baromètre de l’Observatoire de la parentalité en entreprise sur la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale révèle que les salariés attendent beaucoup plus de la part des entreprises en la matière.
Les résultats de l'enquête
Réalisée auprès de 1005 salariés ayant des enfants de moins de 26 ans, l’étude montre que les salariés insatisfaits jugent leurs horaires ou leur rythme professionnel inadaptés (33 %). Ils ne disposent pas d’assez de temps pour les loisirs et profiter de leur vie de famille (23 %) et leur travail est trop prenant, générant un stress qui rejaillit sur la vie de famille (21 %).
- - 97% des salariés-parents affirment que l’équilibre entre vie professionnelle et vie familiale est un sujet de préoccupation important. Or, 72% d’entre-eux considèrent que leur employeur ne fait pas beaucoup de choses pour les aider.
- - Ces jugements négatifs ne sont pas véritablement corrigés par l’implication de l’encadrement hiérarchique proche : 62 % des personnes interrogées estiment que leur « supérieur hiérarchique direct » ne « fait pas beaucoup de choses » pour les aider sur ce registre.
- - En outre, 47 % des salariés-parents ne s’estiment pas écoutés sur ce sujet par l’entreprise ou l’organisme dans lequel ils travaillent.
Un gros tiers des personnes interrogées estime insatisfaisante la manière dont elles concilient vie familiale et vie professionnelle.
Concilier les deux semble nettement plus aisé pour les chefs d’entreprises que pour les exploitants agricoles qui affirment à 50% être insatisfaits.
Contre toute attente, les salariés à temps partiel éprouvent davantage de difficultés que ceux travaillant à temps plein.
Des horaires peu compatibles avec ceux des enfants, un manque de temps pour les activités en famille et un stress au travail qui rejailli sur la vie familiale sont les trois causes majoritairement évoquées par les personnes ayant du mal à concilier vie personnelle et vie professionnelle.
Les attentes des salariés-parents
Parmi les mesures d’aides souhaitées, le soutien financier est majoritairement nommé ainsi que les dispositifs de garde.
Notons aussi que des règles d’organisation toutes simples, comme éviter les réunions « tôt le matin ou tard le soir » sont largement citées.
En ce qui concerne les politiques RH, les salariés évoquent des points d’amélioration suivants:
- - Gestion des ressources humaines (recrutement, gestion de carrière, rémunération, etc.) moins discriminante pour les mères.
- - Formation spécifique des responsables hiérarchiques à la prise en compte de la situation familiale de leurs salariés.
- - Entretien spécifique avec le responsable hiérarchique en cas d'événement familial majeur (naissance, Intégration dans l'entretien annuel, avec le responsable hiérarchique, temps d'échange ).
Si certaines dispositions requièrent des investissements lourds,
écoute, reconnaissance, meilleure gestion des réunions, du temps ou du stress, sont autant d'axes de progrès identifiés pouvant aisément être mis en oeuvre par les DRH.
écoute, reconnaissance, meilleure gestion des réunions, du temps ou du stress, sont autant d'axes de progrès identifiés pouvant aisément être mis en oeuvre par les DRH.