« Le marché français du e-learning est moins fort et moins grand qu’on le croyait, commence Sally-Ann Moore. Début 2000, les entreprises voyaient le e-learning comme un passage rituel indispensable pour être une entreprise moderne. Tout le monde faisait croire qu’il en faisait, et quand c’était le cas, le résultat était rarement probant. » La directrice du iLearning Forum poursuit : « Aux Etats-Unis, ce sont les éditeurs qui gonflent les chiffres sur le e-learning et les entreprises qui les rationalisent. Bizarrement, en France, on observe le phénomène inverse. »
Celle-ci étaye ses propos via les principaux résultats de l’étude (1) menée par le cabinet de conseil et d’études en e-learning, Féfaur, fin septembre 2010 auprès des principaux acteurs du marché. Un marché qui représente 144 millions d’euros en 2010, contre seulement 100 millions deux ans auparavant. Les prestataires demeurent des structures de taille modeste avec moins de 50 salariés pour la majorité et leurs principaux clients restent les entreprises (83 %), loin devant les particuliers ou l’éducation nationale. Cette dernière favorisant largement l’open source.
Sally Ann Moore résume : « La France a été très longue à venir sur ce marché qui demeure petit en Europe, mais qui est également le plus dynamique, notamment du fait de la récession économique accompagnée d’une certaine urgence de poursuivre le business et de l’effet DIF. »
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