• PARTAGER UN PROJET
Créé en 1997, le cabinet TerraNueva propose à ses clients une palette d’outils et apporte à chaque entreprise des réponses personnalisées, complètes et adaptées.

Domaines d’expertise : Formation & Conseil, Management, Communication, Commercial, Efficacité personnelle ; Accompagnements ; Diagnostics de compétences ; Cohésion d’équipe.

Depuis 2010, TerraConnect propose des formations et du conseil en Technologies de l'Information et de la Communication.

18 février 2010

Le stress au travail relèverait du management

Selon le ministère du Travail, plus d'un travailleur sur deux travaille dans l'urgence, plus d'un sur trois reçoit des ordres ou indications contradictoires, et plus d'un sur trois déclare vivre des situations de tension dans ses rapports avec ses collègues ou sa hiérarchie.


"Le stress au travail c'est une affaire de manager, pas de docteur", estiment les auteurs d'un rapport sur le sujet, qui préconisent d'intégrer cet aspect dans les critères de rémunération des dirigeants.


Commandé à l'automne au vu de l'émotion suscitée par une vague de suicides à France Télécom, le rapport sera discuté le 24 février au Conseil d'orientation des conditions de travail et contribuera au Plan santé au travail 2010-2014.


Le risque psychosocial est, depuis 2007, la première cause de consultation pour maladie professionnelle.


Intitulé "Bien-être et efficacité au travail", le document remis mercredi 17 février 2010 au Premier ministre, François Fillon, est le fruit de trois mois de travail, au cours desquels une quarantaine d'auditions ont été menées.

Il est signé Henri Lachmann, président du conseil de surveillance de Schneider Electric, Christian Larose, vice-président du Conseil économique, social et environnemental, et Muriel Pénicaud, directrice des ressources humaines de Danone.


"La santé des salariés est d'abord et avant tout l'affaire de managers, ça ne s'externalise pas et ce n'est pas une affaire de docteurs", a souligné cette dernière devant la presse.



Prendre en compte les indicateurs sociaux dans la rémunération des cadres


Pour faciliter la prise de conscience, les auteurs du rapport recommandent de tenir compte d'indicateurs sociaux dans la rémunération des dirigeants et de mettre le sujet au menu des conseils d'administration.


"La performance économique ne peut être le seul critère d'attribution de la rémunération variable", notent-ils.


"La performance sociale doit aussi être prise en compte, incluant notamment des indicateurs de santé, de sécurité et de conditions de travail - par exemple le 'turn over', les accidents du travail, la satisfaction des salariés, la promotion interne".


Dans un discours à Matignon, François Fillon a dit son intérêt pour cette proposition, qui devra selon lui être traitée par les partenaires sociaux dans le cadre du débat sur le partage de la valeur ajoutée.


Parmi les dix propositions du rapport figurent aussi la mise en place de plans d'actions dans les entreprises et une meilleure formation dans les grandes écoles "où l'on forme des élites managériales sans leur parler des hommes", a déploré Muriel Pénicaud.



Favoriser la performance collective


Les auteurs invitent à préférer la performance collective à la performance individuelle et à prendre en compte l'impact humain de tout projet de réorganisation dans l'entreprise.


Ils mettent aussi en garde contre la place prise par les nouvelles technologies de communication comme internet, au détriment du dialogue direct.


Pas question toutefois selon eux de passer par la contrainte, comme pour le travail des seniors et des handicapés.


"Nous pensons qu'à partir du moment où il y a une vraie communauté d'intérêts santé/efficacité/travail, on peut faire avancer les choses", estime Henri Lachmann.



Le monde patronal peu sensibilisé à la multiplication des suicides liés au travail


Pour Christian Larose, la multiplication des suicides liés au travail "exercent une pression sur les entreprises car il est clair qu'il y a des gens qui vont mal, des messages qui ne passent pas".


Il a toutefois déploré le peu d'intérêt des organisations patronales sur le sujet.


"Je n'ai pas senti d'engouement dans le monde patronal (où) on trouve toutes les raisons pour expliquer que cela est un phénomène de mode", a-t-il dit.



Source : Reuters France



[Lire la suite]

10 février 2010

La réunionite : Un énorme gâchis en temps et en énergie

Robert Half (1) a réalisé une enquête internationale en février et mars 2009 auprès de plus 5 600 DRH et Directeurs Financiers dans 20 pays : Allemagne, Australie, Autriche, Belgique, Brésil, Dubaï, Espagne, France, Hong-Kong, Irlande, Italie, Japon, Luxembourg, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, République Tchèque, Royaume-Uni, Singapour, Suisse, Etats-Unis.

Selon cette enquête, pour 28 % des cadres français, la moitié des réunions serait inutile !

A l'heure où chaque entreprise cherche à améliorer ses processus pour les rendre plus efficaces, il y a, dans les résultats de cette enquête, un vrai plaidoyer pour la formation ...


Les motifs invoqués sont nombreux :
  • le sujet dévie (39 %),
  • l’absence d’ordre du jour (35 %),
  • la présence de personnes non concernées (35 %),
  • l’absence des personnes les plus concernées (31 %),
  • le manque de préparation des participants (34 %),
  • le manque de préparation de l’organisateur de la réunion (31 %).

En conclusion de l'enquête, Olivier Gélis, Directeur Général de Robert Half, propose quelques conseils pratiques :


Fréquence des réunions ?

« Le manque d’informations à mettre à l’ordre du jour indique qu’il faut tout simplement les espacer. »

Durée des réunions :

« Le temps est précieux pour chacun et l’attention est difficile à maintenir sur un long laps de temps, mieux vaut se fixer pour règle « 1 réunion, 1 heure grand maximum ». Pas le choix ? « Dans ce cas, prévoyez des pauses permettant de consulter ses messages et messageries et d’échanger de façon informelle entre deux sessions de travail. »

Détail de l’ordre du jour :

« A l’organisateur de cerner les points essentiels, mais attention : sans oublier de se mettre à la place des participants pour bien relever ce qui est important pour eux. »

Le choix des participants :

« Il faut convier uniquement les collaborateurs réellement impliqués. Inutile de faire participer des personnes qui n’interviendront finalement pas sur le sujet/projet abordé. ». Trop d’intervenants nuit à la prise de décision et peut être la cause de retard.

L'utilisation des supports visuels ?

« Ils sont là pour illustrer et non pour ralentir la réunion. Pensez à distribuer avant la réunion un document qui rassemble ces visuels, pour n’aborder en groupe que les plus importants. »

Le compte-rendu :

« Une réunion efficace est aussi celle qui se traduit par un compte-rendu qui établit un planning des actions à mener et rappelle l’attribution des tâches de chacun. ».


Des conseils de bons sens mais qui ne permettront pas de modifier, à leur seule lecture et sans véritable formation, des comportements managériaux profondément ancrés.



(1) Réunionite, vous avez dit réunionite… Site Internet : www.roberthalf.fr
Image: Deconstructing Tonino
[Lire la suite]

 

Copyright © 2010 TerraNueva