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29 juin 2010

L' «indicateur des valeurs d'entreprise» chez Wellcom

En 2004, ISR menait une large enquête sur le niveau d'engagement des salariés.

Plus de 160.000 personnes furent interrogées sur dix pays et l'étude ne glorifia pas vraiment la situation de la France. En effet, selon ISR, 59 % des salariés français étaient alors engagés et impliqués dans leur entreprise, le plus bas score du classement, la moyenne sur les pays étudiés s'établissant aux alentours 70 % de salariés impliqués.

Les salariés français affichaient, dans cette étude, des spécificités marquées concernant les leviers auxquels ils sont sensibles pour développer leur niveau d'engagement.

Le paramètre numéro un en France était alors la "clarté des valeurs de l'entreprise", un critère essentiel pour 65 % des salariés alors que la moyenne mondiale est de 55 %.


Thierry Wellhoff, directeur de l'agence de communication Wellcom, spécialisée dans l'étude des valeurs d'entreprises, a mis en place le 1er «indicateur des valeurs d'entreprise» en partenariat avec Catherine Maurey, docteur en philosophie et Jean-François Claude, Directeur de la démarche «valeur» à l'AFPA. (Extraits de l'article paru sur le site de l'UJJEF)


Pourquoi avez-vous décidé de mettre en place cet indicateur ?


Thierry Wellhoff : Au sein de l'agence Wellcom, nous nous intéressons au concept de “valeur” depuis au moins dix ans. C'est la première raison. Nous avions édité un premier document, intitulé “la démarche de la valeur”, qui essayait d'étudier les éléments sur lesquels les entreprises pouvaient s'appuyer pour se donner une communication à la fois plus pérenne et plus cohérente.

Dans ce cadre, nous nous étions rendus compte du développement de la notion de valeur en entreprise depuis environ 5 ou 6 ans. Celle-ci s'est développée d'une part sous la pression des ONG qui poussent les entreprises au commerce équitable, d'autre part en raison de la volonté des entreprises de fédérer leurs équipes en interne sur une vision commune de l'entreprise.

Enfin il faut aussi compter avec les “actions éthiques” : aujourd'hui certains patrons, pour intéresser les fonds dits “éthiques” mais aussi pour préserver la réputation de leur société, sont amenés à diriger leur entreprise de façon très “éthique”.

Nous avons donc creusé un peu la question. J'ai réuni un groupe d'experts pour y réfléchir et nous nous sommes rendus compte qu'il y avaient des valeurs très différentes, et parfois même contradictoires. A partir de là, nous nous sommes dit qu'il serait intéressant de voir quelles étaient les valeurs que se choisissent les entreprises - sans forcément chercher à savoir comment elles les appliquent mais simplement en identifiant les mots qu'elles choisissent pour les définir.

Nous voulions savoir quelles étaient les valeurs les plus souvent retenues, sachant que nous avons uniquement retenu celles qui faisaient l'objet d'un écrit, c'est à dire celles qui étaient publiées sur un site Internet, une charte de valeurs, une lettre ou un rapport d'activité.

Quel est le mode opératoire suivi pour mettre en place cet indicateur ?

Thierry Wellhoff : Pour ce 1er indicateur, nous avons décidé de nous intéresser aux 500 plus grandes entreprises françaises, selon le classement de l'Expansion. Le panel final a concerné 208 entreprises parmi celles-ci.

L'essentiel du travail a été fait à partir de sources documentaires : envois d'e-mails, lecture des sites Web, consultation des documents de l'entreprise. L'objet de l'étude étant de donner une vision générale des valeurs de l'entreprise, nous avons observé sur des documents officiels les mots employés par les entreprises pour nommer leurs valeurs. Ensuite nous avons complété ce travail par des interviews, en nombre relativement limités mais très qualitatifs, pour valider notre analyse par un certain nombre d'entretiens.

Quels ont été les constats les plus évidents ?

Thierry Wellhoff : Le premier constat, le plus important, est que derrière le mot “valeur”, on met des choses complètement différentes. On utilise le même mot pour deux choses bien distinctes : d'un côté ce que nous avons appelé les valeurs “identitaires”, de l'autre les valeurs “éthiques”.

En gros les identitaires sont les valeurs telles que nous les percevions en tant que consultant en communication au démarrage de l'étude, c'est à dire celles destinées à soutenir et à définir un champ de communication transversal, externe et interne pour les entreprises.
Par exemple, à titre de valeur identitaire on peut parler de proximité, de terroir ou d'esthétique.

L'autre vision – éthique - est destinée à conduire le comportement des collaborateurs et qui amène des règles de conduite ou des chartes éthiques à l'intérieur des entreprises. Ces deux notions des valeurs sont très différentes.

On pourrait presque dire que la 1ère vision est marketing et que la 2ème est la vision RH. Dans ce cadre, nous nous sommes rendus compte que quand les gens parlaient de «valeurs», ils avaient du mal à s'entendre puisque le 1er type de valeurs, fait pour définir l'identité de l'entreprise, cherche à viser une singularité, alors que le 2ème type de valeurs, au contraire, cherche à guider le comportement des collaborateurs autour d'un certain consensus.
C'est dire qu'il était très difficile de mettre les gens d'accord.

Notre première conclusion était donc de dire : quand une entreprise doit définir des valeurs, il faut qu'elle se définisse deux groupes de valeurs : les identitaires et les éthiques.
Les premières sont destinées à guider l'ensemble de la communication, externe tant qu'interne, les deuxièmes sont exclusivement destinées à guider l'interne. L'honnêteté, pour prendre un exemple un peu basique, n'est pas vraiment une valeur porteuse à communiquer en externe, alors qu'on peut vouloir la promouvoir en interne. Une entreprise qui veut communiquer sur ses valeurs doit donc avoir les idées bien claires et définir ces deux groupes de valeurs.

Notre deuxième constat - nous le pressentions et cela s'est confirmé – : il ne faut pas se définir trop de valeurs. S'il y a trop de valeurs, le client comme le salarié est perdu et ne s'en souvient pas. Certaines entreprises se définissent jusqu'à 10 valeurs : comment s'y retrouver et comment les collaborateurs peuvent-ils, à la fin, réussir à en garder quelque chose ? Ca semble très peu pédagogique. L'idéal pour une entreprise est donc de se définir entre 3 et, au maximum, 5 valeurs.

Le troisième constat : la valeur la plus souvent véhiculée par les entreprises est l'innovation : elle est citée dans 40% des cas. Dans ce cas précis, il s'agit vraiment d'une valeur identitaire, pas du tout d'une valeur éthique. Là on voit bien qu'il y a une grande confusion : les entreprises ont en fait défini une valeur identitaire dans leur charte éthique. La conclusion est donc qu'il est indispensable de faire le tri et de bien comprendre qu'il y a deux groupes de valeurs, pour que ces valeurs soient efficientes.


Indicateur des valeurs 2009 : Les principaux enseignements ( à lire sur le site de "Valeurs Corporate")

L’énonciation de valeurs d’entreprise est encore plus importante aujourd’hui qu’elle ne l’était hier

La crise actuelle mondiale renforce une attente de moralisation du fonctionnement des entreprises. Cette attente, logiquement, doit apparaître dans l’énonciation des valeurs fondamentales de l’entreprise, la très grande majorité des entreprises se définissant des valeurs. Cependant, la mesure de ce baromètre est un peu trop en amont de la prise en compte des conséquences de la crise sur les valeurs d’entreprise pour refléter totalement les évolutions récentes.

La seconde tendance concerne la perméabilité des entreprises aux valeurs qui dépassent leur seule activité et leur seul marché.

L’entreprise s’imposant de plus en plus comme une structure essentielle du fonctionnement des sociétés, les valeurs d’entreprise ne sont plus déterminées par la seule culture professionnelle. Les valeurs sociétales, morales, de conduite, s’imposent au sein de la culture et des valeurs d’entreprise. Une entreprise se limitant aux seules valeurs professionnelles ou de conquête pourrait apparaître comme manquant d’ouverture et de sensibilité aux enjeux sociaux de son environnement.
L’émergence et la pénétration des valeurs issues de la société civile sur l’entreprise est un phénomène qui existait déjà, mais qui tend à s’étendre et à devenir de plus en plus fondamental. La perméabilité aux valeurs sociétales, morales, devient donc de plus en plus une nécessité pour l’entreprise de 2009.

On constate également la baisse d’influence des valeurs conquérantes, ou plutôt l’association de plus en plus généralisée des valeurs conquérantes aux valeurs sociétales.

Tout se passe comme si les valeurs de conquête se devaient d’être aujourd’hui « tempérées » ou « orientées » par des guides de valeurs permettant de donner des indications sur le type de société vers lequel tend l’entreprise.
Ainsi les valeurs issues de la description de la seule identité de l’entreprise ont régressé au profit des valeurs de société et d’adaptation, tendant à élargir le périmètre de définition de l’entreprise.
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7 juin 2010

L’entreprise 2.0 à la croisée des chemins

Aujourd’hui, les frontières entre les différentes activités quotidiennes de chacun — travail, culture, loisirs, etc. — tendent inévitablement à devenir à la fois floues et dynamiques. Cette constante évolution n’est pas seulement liée à l’aménagement du temps de travail.


Elle est paradoxalement rendue beaucoup plus concrète par l’omniprésence des mondes virtuels et d’internet en particulier, média universel à la fois planétaire et hyperlocal. Internet que chacun conçoit maintenant assez bien comme un puissant vecteur d’émancipation personnelle, par son caractère intrinsèquement interactif, alliant verticalité et transversalité.


Le réseau des réseaux est ainsi devenu le lieu de réelles communautés sociales — informationnelles, ludiques, professionnelles, etc. — aux fonctionnements apparemment désordonnés mais d’où ressort néanmoins une réelle efficacité dans le partage et la production de contenus.


Une efficacité dont l’origine est à chercher dans l’implication volontaire des différents membres de leurs communautés respectives. Sans aller jusqu’au mythe de l’homme symbiotique, l’homme connecté est toutefois d’ores et déjà devenu une réalité


Ce constat de l’avènement d’une certaine maturité des internautes donne beaucoup à apprendre pour d’autres générateurs de lien social. Il met ainsi en lumière des perspectives nouvelles sur le lieu de travail. Des perspectives qu’il est important de ne pas négliger, en particulier pour revisiter les pratiques managériales, à l’heure d’une prise de conscience accrue d’une généralisation du mal-être au travail.



L’heure de l’« entreprise avancée » a donc sonné !


Qu'est-ce qui pousse quelqu'un à produire un contenu sur un blog personnel, à échanger des informations ou des idées via une plateforme de microblogging comme Twitter ou sur le réseau social Facebook, si ce n'est un irrépressible besoin de s'exprimer ? Une expression ensuite entretenue et relayée par les commentateurs et autres veilleurs.


Dès lors, dans ce contexte de monde globalisé, au moins pour le monde numérique et les échanges d’informations, l'évolution sociale spectaculaire du web, ces dernières années, ne fait que refléter une aspiration profonde à la liberté de chaque utilisateur d'Internet, et plus largement du simple citoyen, de prendre la parole, d'exprimer son bien-être comme son mal-être, de partager son avis ou ses idées, etc.



Un choc qui rend de plus en plus poreuse et instable la frontière entre vie professionnelle et vie privée, mêlant intérêt économique et intérêt social, du collectif à l’individuel.


Sans s’attarder sur les nouvelles pratiques sociales qu’Internet est en train de façonner pour l’humanité, revenons au domaine qui nous intéresse ici : l’entreprise. Un monde en pleine mutation, confronté non seulement aux crises économiques récurrentes mais aussi désormais au choc entre monde réel et monde virtuel.


L'entreprise ne peut désormais plus fonctionner sur le modèle paternaliste d’antan, rigide et pyramidal car essentiellement basé sur la soumission, mais doit plutôt s'appuyer sur un modèle évolué ayant une forte dimension collaborative, basée sur un mélange équilibré entre, d'un côté, transversalité, cross-fertilization, valorisation personnelle, partage d'informations, progression conjointe, etc. et, de l'autre, un fonctionnement plus traditionnel.


Un tel modèle collaboratif, moins compétitif sans pour autant négliger objectifs et production, explique sans doute le bon fonctionnement des communautés en ligne. La métaphore de la toile où se mêlent nodalité et décentralisation, et qui a donné son nom au "web", trouve en effet tout son sens avec l'internet dit social, où l'humain est l'acteur privilégié et le réseau un simple medium.



Transposer les pratiques d'Internet à l'organisation des entreprises.


Transposées au terrain plus concret de l'entreprise, on peut donc raisonnablement penser que de telles pratiques seraient propres à susciter la coopération volontaire des participants, comme remède à la démotivation croissante des salariés.


Assez logiquement en effet, les raisons de la démotivation au travail sont sans doute à chercher dans les excès de la concurrence entre individus et l'absence conjointe d'écoute, à l'opposé des aspirations de l'humain, pour lequel le travail, par la valorisation et l'acquisition de compétences, devrait être une composante majeure de l'accomplissement personnel. L'on comprend mieux ainsi les drames qui se jouent dans certaines entreprises (et pas seulement en France) et l'accent désormais porté sur la prévention des risques psycho-sociaux.


Parallèlement, les entreprises font face à une autre réalité tout autant liée aux limites de l'entreprise compétitive traditionnelle. Celle de collaborateurs de plus en plus indépendants et libres de changer d'horizons, lorsque leurs attentes sont déçues, comme le souligne RH.net :

"Désormais ce modèle [paternaliste] n'a plus cours, chaque entreprise est un lieu de passage provisoire pour des collaborateurs qui maximisent leur intérêt sur différents axes que sont les salaires, les compétences, la qualité de vie au travail.
Dès que l'entreprise ne répond plus à leurs attentes, ils la quittent sans regret. Il n'y a plus aussi cette forme de soumission à l'entreprise, les collaborateurs parlent d'égal à égal, abordent tous les sujets sans crainte ni reproche et font même preuve d'un certain culot."

Pour l'entreprise d'aujourd'hui, il devient donc de plus en plus indispensable de constater le caractère incontournable des réseaux sociaux et la réalité de nouvelles pratiques collaboratives, pour ensuite se poser la question d’une remise à plat des méthodes de travail, dans une optique de progrès économique et social.



L’enjeu pour l’entreprise de demain réside dans sa capacité à s’approprier les ressources collaboratives du Web pour faire évoluer positivement le management et la gestion des ressources humaines dans ses diverses dimensions.


Véritable pilier de toute organisation, la gestion des ressources humaines a tout à gagner, tant pour le collectif que pour chaque personne, à ancrer dans ses pratiques les dimensions transversale et collaborative typiques de celles des communautés qui fleurissent sur Internet.


Le tableau ci-dessous présente quelques extraits de ce que l’on pouvait déjà trouver en 1993 dans un livre de référence en formation aux sciences humaines, lorsqu’il s’agissait de discuter du changement, appliqué au monde du travail, en exposant des conceptions dites anciennes à renouveler :



Conceptions relativement anciennes

Conceptions considérées comme novatrices

Accent mis sur le rendement, l’efficacité, la production.

Primauté de la personne, des valeurs, de la relation.

Enseigner, apprendre.

Découvrir par soi-même, s’approprier.

Acceptation inconditionnelles des contraintes, des structures, des modes de vie traditionnels.

Utilisation de procédés d’analyse, d’évaluation amenant des remises en question lucides.

Situation de dépendance à l’égard de personnages-clés, de leaders, des structures.

Autonomie et interdépendance de plus en plus désirées et recherchées.

Centralisation sur soi, sur son milieu restreint, sur un univers limité.

Ouverture à d’autres personnes et groupes, collaboration, intérêt pour les problèmes sociaux.

Actions et projets basés sur des certitudes.

Pratiques diverses axées sur des essais/erreurs.

Le travail, souvent anonyme, considéré comme contraignant, fractionnel, monotone, fonctionnarisé.

L’individu doit s’adapter à son métier, à son travail et se mouler à lui.

Le travail constitue un facteur d’épanouissement et permet la création, des aménagements, des compétences nouvelles. Les postes de travail s’adaptent aux personnes qui les occupent.

Extraits du tableau « Évolution des paramètres et des critères psycho-sociaux », in Edouard Limbos, Les barrages personnels dans les rapports humains, Comment les comprendre et les surmonter, 3e édition, ESF éditeur, 1993.


Comme on le constate, les conceptions « novatrices » sont évidemment plus efficaces pour renforcer la motivation individuelle des salariés et donc la performance collective. Il est dès lors logique de considérer que de telles pratiques devraient pouvoir, à bon escient, être transposées dans toute entreprise économiquement et socialement responsable.



L'internet 2.0 contient tous les ferments d’une nouvelle pratique du management.


On peut citer, comme bénéfices du fonctionnement collaboratif ou transversal :

- Meilleure fluidité de la communication ;

- Organisation légère et décentralisée ;

- Motivation par l’implication ;

- Rapidité dans la mobilisation ;

- Travail à distance ;

- Cross-fertilization.


Il ne s’agit évidemment pas d’avoir une vision exclusive d’un unique mode de fonctionnement, entièrement nouveau, qui remplacerait un autre, obsolète. Le travail collaboratif doit s'intégrer aux pratiques managériales classiques et prendre en compte les particularités de chaque entreprises, afin de revisiter la gestion des ressources humaines et envisager sereinement un passage à ce que l’on pourrait nommer «entreprise avancée » ou « entreprise 2.0 ».



Une "fracture numérique" désormais plus culturelle que technologique.


L'accélération des pratiques d'Internet s'explique par l'augmentation rapide du nombre d'internautes aujourd'hui "nomades", c'est-à-dire ceux qui se connectent via téléphone mobile ou clé 3G. (+50% ces deux dernières années, portant à 28%, soient 8,3 millions de Français, la proportion de mobinautes).


La connexion mobile permet désormais l’accès en tout lieu et à tout moment, pourvu que l’on dispose d’un abonnement dédié et d’une couverture réseau. La diversification des moyens d'accès a ainsi contribué à « démocratiser » Internet et en conséquence à développer le Web 2.0 pour ce qui relève justement des interactions entre utilisateurs via les médias, réseaux sociaux, blogs...


Autrement dit, les interactions en réseaux entre personnes par le biais d’internet ont été largement mises à la portée de tout utilisateur pourvu d’une connexion, sédentaire ou nomade, expliquant leur engouement récent.


A priori, il ne devrait plus exister de frein majeur à l’essor des pratiques collaboratives sur le lieu de travail. La fameuse « fracture numérique » historiquement causée par une inégalité d’accès au haut débit en fonction des territoires n'a plus lieu d'être.


En réalité, il apparaît que la raison profonde de cette "fracture" est à rechercher en fait dans une inégalité des usages et des connaissances de la pratique des outils Internet. C'est d'ailleurs ce que suggère Daniel Kaplan :

« La "fracture numérique" ne sépare pas simplement ceux qui accèdent à l'internet de ceux qui en sont empêchés. […] Les inégalités entre villes et campagnes se réduisent significativement. Mi 2009, 64% des foyers des communes de moins de 2000 habitants disposent d'un accès internet, contre 70% dans les communes de plus de 100 000 habitants. Leurs usages se ressemblent également beaucoup. Ces accès sont presque tous à "haut débit". […] En revanche, l'écart entre les catégories de la population les plus aisées et éduquées, presque totalement équipées et très utilisatrices des services numériques, et les catégories à faible niveau de revenu et d'éducation, reste très important.

[…]

L'écart entre les usages apparaît beaucoup plus grand que celui des taux d'équipement. Première fracture de la compétence opératoire (se servir d’un ordinateur, de logiciels), mais surtout générale (travailler avec les TIC, rechercher et exploiter l’information). Seconde fracture, celle des usages : les utilisateurs les plus intensifs sont beaucoup plus éduqués et dans une moindre mesure, plus aisés et plus jeunes que la moyenne. Ils se connectent plus fréquemment et font de tout plus que la moyenne. Les autres tendent à concentrer leurs usages sur un plus petit nombre de pratiques.

La "fracture numérique", symptôme d'autres fractures "sociales", plutôt qu'un phénomène autonome, exprime les difficultés d'adaptation des populations fragiles aux évolutions rapides de la société dont le numérique est à la fois l'outil et le catalyseur.

La question qui compte n'est donc pas (ou plus) celle de l'accès, mais celle des capacités dont disposent les individus pour exprimer leur potentiel, vivre leur vie, participer à la vie sociale. La promotion de l’équipement et des usages, la formation, ne répondent pas à cette question. »

Source : « Dictionnaire politique d’Internet et du numérique, les 66 enjeux de la société numérique. » p. 45-46.



La formation et le conseil comme réponse à cette "nouvelle" fracture numérique.


Déjà sensibilisé depuis plusieurs années aux démarches collaboratives, le cabinet TerraNueva, en cohérence avec cet état des lieux sur les inégalités de pratiques autour d’Internet, a décidé de se pencher activement sur la problématique de la formation des entreprises à l’utilisation de cet outil numérique devenu incontournable.


Beaucoup d’entreprises en effet hésitent encore à s’approprier ces nouvelles pratiques et opportunités nées d’Internet : a priori séduites pour les avantages, elles retardent pourtant le moment d'engager une démarche concrète pour des raisons qui ont essentiellement trait à une méconnaissance des pratiques, voire une mystification des usages.

Or, comme le démontre le succès croissant du
slow management, l’on peut bel et bien mesurer l’atout majeur d’un fonctionnement plus collaboratif des entreprises, via une meilleure prise en compte des aspirations personnelles au sein du projet collectif.

C'est pourquoi TerraNueva a diversifié ses activités en créant son département TerraConnect dédié spécifiquement à la formation, au conseil et à la gestion de projets en technologies de l’information et de la communication (TIC).


Travail collaboratif, Médias et réseaux sociaux, Veille stratégique, informative et/ou sectorielle, Identité, Réputation et Privacité numériques, Community management et Mailing font désormais partie des actions que proposent nos consultants pour aider les entreprises à tirer partie des atouts et pratiques collaboratives ou en réseau.


De la formation à la pratique, de l'initiation à l'implémentation finale, des outils aux méthodes, de la composante technique à la composante humaine, notre activité de conseil vise à vous proposer des solutions opérationnelles et leur mise en œuvre effective.


Afin d’accompagner les organisations à évoluer en alliant culture de l’homme et culture collective, nous vous proposons de :

- Vous guider dans l’élaboration d’une stratégie de communication externe basée sur le web 2.0 (blog, médias sociaux, réseaux sociaux, e-réputation) ;

- Vous former à l’intelligence économique via la veille stratégique et/ou sectorielle et au partage d’informations en ligne ;

- Vous sensibiliser à l'importance de l'identité numérique, ses atouts et ses risques ;

- Vous transmettre la philosophie du management collaboratif, issu du web 2.0 appliqué à la gestion des ressources humaines.


N’hésitez pas à nous contacter pour avoir de plus amples informations.

N'hésitez pas non plus à consulter la présentation du cabinet.



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