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30 septembre 2010

Leadership : il est temps de changer de paradigme

Le monde du travail se transforme sans cesse comme le démontre l'étude récemment publiée par l'Insee et intitulée " 50 ans de mutations de l’emploi".
Dès lors, il est tout naturel de se poser la question de l'évolution du management, relai essentiel entre les objectifs de l'entreprise et les aspirations des salariés.

La notion de leadership, longtemps portée aux nues sans jamais être clairement définie comme en témoignent les 113 millions de résultats sur Google, doit elle-aussi s'adapter.
Jocelyn Pinet, conférencier, consultant international, expert en stratégies organisationnelles de l’entreprise est intervenu sur ce sujet lors du dernier congrès HR. Voici quelques morceaux choisis pleins d'enseignements :


« Être leader demande du courage. Mais il faut surtout des suiveurs. On surévalue le rôle des leaders, car il faut aussi avoir le courage de suivre et d’inviter les autres. Le leadership, c’est finalement aussi apprendre à faire ensemble. »

« On parle de responsabilisation dans nos organisations. Mais les salariés sont déjà responsables."

" Ce qu’il faut, c’est supprimer tous les éléments qui freinent leur responsabilisation. Ce qui demande de la confiance. Sur le dépassement, nos organisations sont conçues pour contrôler, pas pour inciter à se dépasser. »

« Les nouveaux leaders doivent passer de la posture de celui qui sait à celui qui écoute."

"Ils doivent passer de celui qui maîtrise à celui qui apprend, de celui qui dicte à celui qui anime, de celui qui répond à celui qui questionne, de celui qui cache ses émotions à celui qui les utilise. »




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Les risques psychosociaux représentent 20% des problèmes de santé au travail

Paru le 28 septembre 2010 sur le site du Journal de l'Environnement, voici l'article de Sabine Casalonga concernant le dernier rapport du Réseau national de vigilance et de prévention des pathologies professionnelles.


Créé en 2001, le Réseau national de vigilance et de prévention des pathologies professionnelles (RNV3P), coordonné par l’Anses, a publié le 27 septembre son rapport d’activité 2008-2009. Gérard Lasfargues, directeur adjoint scientifique de l’Anses, explique le rôle de ce réseau dans la détection des pathologies émergentes liées au travail.

Quel est le rôle et la spécificité du réseau?

Le Réseau national de vigilance et de prévention des pathologies professionnelles (RNV3P) est un réseau national d’experts en santé au travail, regroupant l’ensemble des Centres de consultations de pathologies professionnelles (CCPP) des centres hospitalo-universitaires (CHU) et de services pilotes de santé au travail. Il a pour vocation à rassembler les données issues des problèmes de santé au travail répertoriés par les médecins experts des CCPP dans une base de données nationale et à mieux identifier certaines pathologies professionnelles et leurs fluctuations, par exemple, ou à mettre en évidence des risques émergents.

Comment fonctionne-t-il?

Il est constitué des 32 centres de CCPP situés dans les CHU. Les médecins hospitalo-universitaires de ces consultations ont pour mission de faire remonter dans une base de données nationale -gérée par l’Anses- les données de consultations des patients ou salariés adressés par divers acteurs médicaux.

Dans la majorité des cas, ce sont les médecins du travail qui, confrontés à des situations complexes, adressent les patients au CCPP, parfois des médecins spécialistes ou généralistes, ou parfois ce sont des salariés eux-mêmes qui consultent directement les CCPP. A côté des données des CCPP, des données issues directement de services pilotes de santé au travail, sont maintenant prises en compte. Plus de 200.000 consultations représentant environ 100.000 patients sont enregistrées dans la base.

Le réseau est financé par des partenaires nationaux, notamment par la Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés (Cnamts), l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), la Mutuelle santé agricole (MSA), l’Institut de veille sanitaire (InVS) ainsi que la Société française de médecine du travail (SFMT).

Quelles pathologies ou facteurs de risque émergents ont-ils été détectés grâce au réseau ?

Le réseau a la capacité de détecter de nouvelles pathologies liées à des facteurs de risques connus. C’est le cas de certaines localisations cancéreuses débattues ou non reconnues: cancer du larynx liés à l’amiante, lymphomes et quelques cas de maladie de Parkinson liés à des expositions aux pesticides. Il peut aussi détecter des facteurs de risques nouveaux pour des pathologies diverses (respiratoires, allergiques etc.)

Des études épidémiologiques complémentaires peuvent ensuite être initiées pour confirmer ou non l’origine professionnelle de ces pathologies. Des alertes sur des pathologies non connues dans certains secteurs peuvent également être lancées.

L’objectif du réseau est aussi de favoriser des actions de prévention dans les entreprises, notamment via des liens entre les CCPP et les acteurs de prévention régionaux.

Quelles sont les dernières tendances en santé au travail ?

On observe depuis plusieurs années une augmentation des risques psychosociaux. Un problème de santé au travail sur cinq (20%) concerne ces pathologies (anxiété, dépression…). Les métiers les plus touchés sont ceux du service au public. Des données sur ces risques émergents et leurs facteurs de risque seront détaillées dans le rapport scientifique du réseau dont la publication est attendue pour début 2011.

Un problème sur quatre concerne les expositions à l’amiante (plus de 20.000 patients). Les CCPP sont des lieux privilégiés pour le suivi post-exposition et post-professionnel à l’amiante. Enfin plus de la moitié des cas, enregistrés dans la base, concerne le risque chimique ou les troubles musculo-squelettiques (TMS).

Le réseau élargit son activité à la santé environnementale, pourquoi ?

Les préoccupations en santé environnementale (perturbateurs endocriniens, nanomatériaux) rejoignent celles en santé au travail. Plusieurs CCPP rebaptisées « Consultations de pathologies professionnelles et environnementales » prennent en charge des personnes souffrant de pathologies environnementales (hypersensibilité aux champs électro-magnétiques ou aux agents chimiques, allergies respiratoires, etc.) peu ou mal prises en compte ailleurs. Cette thématique devient de plus en plus d’importante.

Le RNV3P est désormais un acteur majeur dans le champ de la santé au travail en France. Il s’inscrit par ailleurs dans un contexte européen par sa participation au réseau Modernet, qui fédère les réseaux de surveillance de pathologies professionnels de divers pays comme le Royaume-Uni ou les Pays-Bas.

Télécharger le rapport du Réseau National de Vigilance et de Prévention des Pathologies Professionnelles



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13 septembre 2010

Comment les Français gèrent-ils leur temps au travail ?

Selon une étude réalisée par Sciforma (1), le temps de travail des Français est de plus en plus morcelé.

Dominés par l’informatique et les télécommunications, les salariés sont sollicités en permanence par la messagerie interne, les messages instantanés, les appels téléphoniques, les SMS et toutes sortes d’alertes.

* 93,3% des français passent plus de 4 heures par jour sur leur ordinateur * 70% déclarent utiliser leur ordinateur pour gérer leurs affaires personnelles au bureau * Plus d’un Français sur deux se connecte à des réseaux sociaux durant ses heures de travail * Près d’un message sur 3 revêt un caractère non professionnel * 75% avouent interrompre leur travail pour regarder le contenu d’un nouveau message qu’ils viennent de recevoir * Pour plus des deux tiers des Français, ce qui est urgent passe avant ce qui est important, et 25% des sondés estiment ne travailler que dans l’urgence


L’ordinateur est aujourd’hui l’outil de travail généralisé et indispensable.

70% des répondants déclarent l’utiliser au moins 6h durant leur journée de travail.
Au total, 93,3% des collaborateurs passent plus de 4 heures sur leur ordinateur chaque jour.

Il est impossible de travailler plus de 12 minutes sans être interrompu.

La messagerie électronique est omniprésente. Les sources de déconcentration sont multiples. En moyenne, un collaborateur reçoit 34 courriels par jour. 15,5% des personnes interrogées déclarent même recevoir plus de 60 courriels quotidiens. En y ajoutant les SMS, chacun déclare recevoir en moyenne 40 messages par jour soit en moyenne un message toutes les 12 minutes. Il est important de noter que parmi ces messages, près d’un sur trois revêt un caractère personnel.

Les personnes interrogées disent être informées en temps réel de l’arrivée d’un nouveau message. 93% sont en effet alertées immédiatement de l’arrivée d’un nouveau courriel, 68% de la réception d’un nouveau SMS, mais surtout 75% des personnes sondées avouent interrompre leurs tâches en cours pour regarder le contenu de ce nouveau message entrant.
Rester concentré sur une seule et même mission sans être interrompu s’apparente ainsi à une gageure.
S’informer, se divertir et se cultiver au travail.

38,3% des répondants déclarent passer plus d’une heure par jour sur leur ordinateur pour s’informer. Ils sont même 15% à y consacrer plus de deux heures. Ils sont 33,9% à déclarer utiliser régulièrement leur ordinateur au bureau pour se cultiver. Ensuite, 57% avouent s’en servir occasionnellement pour se distraire et 70% déclarent l’utiliser pour gérer leurs affaires personnelles (banque, factures, impôts etc..). Enfin, plus d’une personne sondée sur deux avoue se connecter à des réseaux sociaux à partir de son lieu de travail.
Les tâches urgentes prennent le pas sur les autres

Les Français confondent priorités et urgences.

Malgré la fréquence des interruptions, les Français au travail gardent le cap et leurs objectifs.
Ils sont 91,4% à affirmer détenir une liste professionnelle de "choses à faire". Ils sont même 82,5% à savoir en arrivant le matin au travail ce qu’ils doivent ou veulent réaliser comme tâches. Mais l’urgence l’emporte.

En effet, s’ils ont deux tâches à réaliser, une importante et l’autre urgente, 71,4% des répondants réalisent la tâche urgente en premier.

La majorité des personnes sondées, mis à part quelques situations d’urgence imprévisibles, estiment pouvoir planifier son travail correctement, mais 25% des répondants se déclarent toutefois "en permanence sous pression" et contraints de "ne gérer que des urgences"

Etre disponible ou absent.

Pour les Français, être au travail c’est avant tout « être à son poste ». Les pauses sont rares et expliquent peu les absences. Les fumeurs sont de moins en moins nombreux et 77,4% des répondants disent ne jamais "sortir pour fumer". Près des 2/3 reconnaissent cependant utiliser les couloirs de l’entreprise pour parfois y discuter. 65% prennent "parfois" un café et seulement 48,1% sont "parfois en retard".

Quand ils ne sont pas à leur poste, les Français sont "souvent" en réunion (57,4% des personnes interrogées). 42,6% sont "souvent absents de leur poste de travail" à cause d’un rendez-vous et 49,1% quittent souvent leur poste pour aider un collègue.


(1) Source : Enquête SCIforma
Illustration PME performances
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10 septembre 2010

A propos du travail

Alors que la crise de confiance qui agite les cadres fait couler beaucoup d'encre mais que les solutions tardent à poindre, nous publions ici le témoignage éloquent de l'un d'entre eux. Un cadre, parmi tant d'autres, qui évoque son quotidien, la perte de ses illusions et les raisons de son désengagement... A propos du travail - Le blog de Topos - juillet 2010


Paradoxe : Évoquer le monde du travail en plein été. Mais je fais partie de ces quelques malheureux nouvellement embauchés et privés de congés payés ... enfin presque me concernant parce que les RTT c'est une belle invention humaine ...

En pur produit de ma génération, habituée au butinage et réfractaire à tout effort de rigueur, je cite de manière anarchique (allusion fine non dissimulée) mes références : la Bible, "Manifeste pour une désobéissance civile", "le droit à la paresse", Marx, "la société du mépris" d'Axel Honneth, "le travail sans qualités" de Richard Sennet, bref un heureux éventail d'ouvrages qui me remplissent d'optimisme quant à ma capacité à tenir le coup jusqu'à une éventuelle retraite ...


Pour être sincère, j'étais à vingt ans totalement réfractaire à l'adage biblique (Genèse 3.19) : "C'est à la sueur de ton front que tu mangeras du pain" mais après quelques difficultés financières récurrentes et de nombreuses périodes de chômage, j'ai décidé à la trentaine de "relever mes manches" après il est vrai un véritable stage de réadaptation à l'université, où j'ai appris que l'on pouvait trouver un intérêt à oeuvrer si cela avait un sens, dans le cadre d'un projet personnel ... Ainsi suis-je devenue totalement individualiste et dans le même temps hermétique à tout slogan communautariste d'entreprise "l'entreprise vous appartient", "Tous ensemble pour réussir" ainsi de suite ...


A présent, après des années de labeur supportables parce que je m'étais auto-persuadée que mon projet professionnel personnel contribuait à mon épanouissement, voilà que je mesure avec amertume à quel point tout cela s'avère un leurre, car au fond j'attendais d'une certaine justice des hommes un "retour sur investissement" qui n'est pas venu ...


En revanche, je peux à volonté goûter de cet abrutissement dont parle déjà Lafarge au XIXième siècle au sujet des prolétaires dans son fameux pamphlet. Abrutissement qui selon lui était voulu par les bourgeois comme garant de l'ordre social: " Les philosophes, les économistes bourgeois, les gens de lettre bourgeois, (...) tous ont entonné les chants nauséabonds en l'honneur du dieu Progrès, le fils aîné du travail" ... "la morale capitaliste piteuse parodie de la morale chrétienne frappe d'anathème la chair du travailleur : elle prend pour idéal de (...) le condamner au rôle de machine."


Travailleur du virtuel, dans mon open-space au décor d'opérette, produit normalisé au service d'une offre standardisée, j'observe que me guette à force de soumission forcée, de pression aux résultats, d'injonctions paradoxales "soit le meilleur", "soit coopératif collectivement", d'infantilisation "management aux cadeaux", de promiscuité ... un ralbol généralisé !

Cadre, sans personne à encadrer, sans pouvoir d'initiative si ce n'est celui de me maintenir et de suivre le rythme, sans possibilité d'anticipation car toujours en état de réactivité immédiate, je me sens au bord de l'apoplexie, de colère étouffée, dans ce système aliénant dans lequel le travailleur perd son identité, ses valeurs, voire son savoir-faire ...


"Les créatifs deviennent des bêtes de somme cérébrales", "la force nerveuse et mentale des individus est devenue une matière qui s'exploite" est-il écrit dans Philosophie Magazine de mai 2010, dont l'article conclue à la "prolétarisation des cadres".


Alors je réfute ce système à corps et à cris, à corps, car la souffrance au travail c'est aussi le stress, les lombalgies, les insomnies, engendrés par le non-sens d'une activité fortuite et le manque de reconnaissance, à cris, car le temps est venu d' hurler pour étouffer la propagande des acteurs économiques et politiques issus de la même classe ..."Dans une société, où le seul horizon que les dirigeants offrent aux masses est de travailler pour produire et pour consommer " ....



Illustration : Les idées de l'acrobate - Magritte


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9 septembre 2010

Rémunérations : Où est la fin de la crise ?

Hewitt Associates, société mondiale d'outsourcing, de conseil en management des ressources humaines et risques financiers associés, annonce les résultats de son enquête annuelle sur les révisions salariales en France. Cette étude analyse les données recueillies en juillet - août 2010 auprès de 153 sociétés, tous secteurs d'activités confondus et représentant 604 987 salariés. Elle établit ainsi les niveaux d'augmentations salariales observés en 2010 et présente les principales orientations pour 2011.

L'étude de Hewitt démontre que malgré certains signes de reprise, le budget d'augmentation estimé l'an dernier pour 2010 s'est révélé exact, soit 2,6%. Les prévisions pour 2011, quant à elles, s'établissent à 2,7%. Comme l'an dernier, le budget d'augmentation reste inférieur aux taux de 3,3 à 3, 5% observés en moyenne durant ces trente dernières années.

2010 est donc une année difficile pour les entreprises d'un point de vue managérial. Le défi est en effet de taille : gérer les tensions potentielles avec les salariés, les managers et les partenaires sociaux tout en maintenant la motivation et la performance.

Selon Pierre Le Gunéhec, responsable de la rémunération globale et des sujets de stratégie et relations sociales au sein de Hewitt France, "Dans un contexte aussi paradoxal, où les augmentations restent faibles en raison d'une crise persistante alors que les salariés reçoivent des signes de reprise, les Directions des Ressources Humaines auront plus que jamais un rôle central et critique à jouer".


Le site Pourseformer.fr reprend les données de cette étude et souligne en titre : "Salaires : attention au ras-le-bol des salariés !".

L'article reprend ainsi une citation de Pierre Le Gunéhec, responsable du pôle rémunération globale chez Hewitt France : « Pour la deuxième année consécutive, les salariés vont devoir se serrer la ceinture. Cela ne va pas être facile à gérer pour les entreprises ». Avant de rajouter : "Alors que certains veulent croire à la sortie de crise, cette annonce d’austérité tombe très mal. Selon Hewitt, seulement un salarié sur cinq (21 %) se dit satisfait de sa rémunération. Désabusés, les salariés risquent de ne plus y croire. Et de lever le pied. Le cabinet d’étude constate d’ailleurs une baisse d’engagement dans une entreprise sur deux".


Sources :
Pourseformer.com

Article sur le site de Hewitt Associates



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Pour les employeurs, avoir 58 ans 1/2, c'est déjà être "âgé".

Tandis que le projet de réforme sur les retraites est discuté à l'Assemblée et que les salariés battent le pavé, le Monde rappelle à juste titre que "Les salariés sont "jugés" âgés bien avant la retraite"

Malgré des progrès depuis dix ans, les salariés restent considérés comme "âgés" par les employeurs "bien avant l'âge de la retraite" (58 ans et demi en moyenne) et la formation continue diminue après 50 ans, indiquent deux études du ministère de l'emploi (Dares) publiées vendredi 3 septembre.

58 ans et demi correspond à l'âge moyen à partir duquel les employeurs considèrent les salariés de leur établissement comme "âgés", selon une enquête menée en 2008 sur la Gestion des salariés de 50 ans ou plus (EGS50+).

Cet âge est "bien inférieur à l'âge minimal légal de départ à la retraite dans le secteur privé (60 ans) ainsi qu'à l'âge moyen de liquidation de la retraite dans le secteur privé (61,5 ans en 2009)", souligne la Dares.

Les trois quarts des employeurs ont accepté de répondre à cette question qui appelait une réponse spontanée, 17 % ont refusé et 8 % se sont dits sans opinion.

En 2001, "66 % des employeurs considéraient qu'on était "âgé" avant 55 ans, contre 44 % en 2008, et 91 % considéraient qu'on était "âgé" avant 60 ans contre 86 % en 2008", a précisé la Dares.

Ces évolutions s'inscrivent dans un contexte de vieillissement rapide de la main d'œuvre : au nombre de 6,3 millions en 2008, les salariés de 50 ans et plus représentent 24,3 % de l'emploi total, contre 4,7 millions en 2000 (20,5 %). Ce vieillissement est lié à l'arrivée à la cinquantaine des générations nombreuses du baby-boom.

Seules 13 % des entreprises se préoccupaient de la question du vieillissement au début de la décennie 2000, rappelle l'étude. Par ailleurs, depuis le début de la décennie, les mesures se multiplient pour tenter de favoriser le maintien en emploi des seniors.

L'âge demeure un facteur discriminant dans l'accès à la formation. En 2006, 44 % des salariés accédaient à une formation, contre 34 % pour les seniors (38 % pour les 50-54 ans, 31 % pour les 55-59 ans et 24 % pour les 60-64 ans). Par ailleurs, si la majorité des établissements (57 %) a formé des salariés en 2007, seulement une minorité (37 %) a formé ses seniors.

Lire l'intégralité de l'article sur le Monde.
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