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27 novembre 2010

La formation en entreprise, un budget méconnu des acheteurs

D'après le site décision-achats, les acheteurs des grandes entreprises seraient peu impliqués dans l'optimisation du budget de la formation.


Article de Sihem FEKIH, paru le 24/11/2010


96% des entreprises de plus de 700 salariés consacrent aux dépenses de formation une part supérieure à celle imposée par la loi, soit 1,6% de la masse salariale. Voilà le résultat de l’enquête menée par Demos Outsourcing et l'association européenne del'outsourcing (OEA), présentée mardi 24 novembre 2010.


Plus précisément, plus de 35% des entreprises dépensent entre 3 et 5% de la masse salariale dans la formation des collaborateurs, contre 2 à 3% pour environ 16% des sociétés interrogées.


Cet investissement, qualifié de majeur par Demos Outsourcing, est surtout au cœur des préoccupations des grandes entreprises. 44% des organisations qui comptent entre 750 et 7.000 collaborateurs allouent entre 3 et 5% du volume de rémunération brute dans la formation. En revanche, constate l’institut de formation, la part de la masse salariale dédiée à la formation représente moins de 1,6 %, pour presque 39% des entreprises de moins de 750 collaborateurs.


Des acheteurs peu ou pas du tout impliqués


Perçue comme une fonction support par 70% des entreprises interrogées, la formation reste polyvalente, dédiée aux différentes organisations de l’entreprise. Il s’agit d’une fonction au service de la performance. 70% des entreprises interrogées déclarent que le service formation, lorsqu’il est géré en interne, est destiné à assurer le développement des compétences des collaborateurs. Presque 54% estiment que ce service devient prioritaire lorsqu’il s’agit d’intervenir en amont pour définir des besoins. Elle n’est ainsi pas reconnue comme une fonction stratégique pour les directions des ressources humaines .


La formation ne pourrait-elle pas être externalisée? Si les fonctions administratives, telles que la logistique et la paie, sont déjà confiées aux soins de prestataires externes chez 70% des entreprises interrogées, la gestion de la formation ne l’est que dans 17% des sociétés sondées. Toutefois, 45% d’entre elles envisagent d’externaliser la fonction formation.


Toutefois, l’intervention de la direction achats dans ce processus n’est pas ancrée dans les habitudes des grandes entreprises. Si l’ externalisation d’une ou plusieurs fonctions historiquement gérées par les ressources humaines émane d’une décision de la direction générale dans 40% des cas, il n’y a jusqu’à ce jour aucune implication de l’acheteur.
Selon Christian Séreiys, président de la commission Business Process Outsourcing (BPO) et RH de l'OEA, il n’y a pas de relation entre la direction des ressources humaines et la direction achats en ce qui concerne l’achat de formation.


Les directions achats sont d’ailleurs les grandes absentes de cette enquête puisque seules 7% d’entre elles y ont participé. "Les responsables achats ne se sentent pas impliqués dans ces projets, explique-t-il, car ils ne sont pas considérés comme ayant une importance économique incontestable.

D’autre part, les DRH ne veulent pas forcément les partager." Christian Sérieys reconnaît pourtant qu’il serait judicieux de considérer les directions achats comme des business partners et les associer à titre d’experts dans le processus d’externalisation de la formation.


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23 novembre 2010

Les tendances à venir en e-learning

A l’approche de la nouvelle édition du iLearning Forum les 1er et 2 février prochains à Paris, Sally-Ann Moore, directrice du salon, organisait une conférence destinée à dresser un état des lieux du e-learning en France et à identifier les grandes tendances qui se dessinent pour 2011. Au programme : blended learning, social media, Learning management systems (LMS), classes virtuelles...

« Le marché français du e-learning est moins fort et moins grand qu’on le croyait, commence Sally-Ann Moore. Début 2000, les entreprises voyaient le e-learning comme un passage rituel indispensable pour être une entreprise moderne. Tout le monde faisait croire qu’il en faisait, et quand c’était le cas, le résultat était rarement probant. » La directrice du iLearning Forum poursuit : « Aux Etats-Unis, ce sont les éditeurs qui gonflent les chiffres sur le e-learning et les entreprises qui les rationalisent. Bizarrement, en France, on observe le phénomène inverse. »

Celle-ci étaye ses propos via les principaux résultats de l’étude (1) menée par le cabinet de conseil et d’études en e-learning, Féfaur, fin septembre 2010 auprès des principaux acteurs du marché. Un marché qui représente 144 millions d’euros en 2010, contre seulement 100 millions deux ans auparavant. Les prestataires demeurent des structures de taille modeste avec moins de 50 salariés pour la majorité et leurs principaux clients restent les entreprises (83 %), loin devant les particuliers ou l’éducation nationale. Cette dernière favorisant largement l’open source.

Sally Ann Moore résume : « La France a été très longue à venir sur ce marché qui demeure petit en Europe, mais qui est également le plus dynamique, notamment du fait de la récession économique accompagnée d’une certaine urgence de poursuivre le business et de l’effet DIF. »
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18 novembre 2010

Evaluer les formations : Synthèse des problématiques et des enjeux

Depuis toujours le cabinet TerraNueva est conscient de l'importance de la validation des acquis de la formation. C'est en effet, pour nous, un gage de la qualité des actions que nous menons et - pour nos clients DRH - une manière objective de faire la différence sur un marché composé de prestataires de toutes sortes.

A ce titre, nous avons intégré à notre flux d'informations les articles publiés par le blog de Formaeva, une solution en ligne d'évaluation des formations recensant plus de quarante mille utilisateurs à travers les plus grandes entreprises françaises.


La loi "Orientation/Formation" du 24 novembre 2009 stipule désormais qu' "à l’issue de la formation, le prestataire de formation doit délivrer au stagiaire une attestation mentionnant les objectifs, la nature et la durée de l’action ainsi que les résultats de l’évaluation des acquis de la formation."

Une réflexion sur le sujet de la mesure des acquis de la formation s'avère donc plus que jamais cruciale mais les freins sont encore nombreux pour que les entreprises, et les prestataires de formation, dépassent le stade du simple "smiling-test" de fin de session.

Pour mettre l'accent sur ces différents freins, nous reprenons ici une vidéo conseillée par le blog de Formaeva : une interview de Jean-François Roussel de l'Université de Sherbrooke qui synthétise parfaitement les problématiques qui se posent aux entreprises en matière d'évaluation des acquis de formation.








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Des DRH européens plus que jamais au four et au moulin


Des DRH européens plus que jamais au four et au moulin


Côté DRH, « la crise pèse plus lourd » cette année.


Selon le huitième baromètre européen de la fonction RH, établi par CSC et « Liaisons sociales » et dont les résultats ont été publiés le 11 novembre, les DRH sont plus que jamais au four et au moulin : 78 % d'entre eux se disent face à des directions générales qui attendent d'abord qu'ils contribuent à l'efficacité du management des équipes. Ce qui passe par l'alignement des politiques RH sur la stratégie de l'entreprise (77 %) mais aussi par l'assurance d'un bon climat social (75 %) et par l'augmentation de l'efficacité des processus RH (73 %). Résultat : 84 % d'entre eux déclarent « prioritaire » la maîtrise des coûts opérationnels. Ce qui ne les exonère pas d'accompagner la croissance de l'entreprise (63 %) et remet au goût du jour l'attraction des talents (88 %). La gestion des compétences est aussi prioritaire (80 %). Parallèlement, 74 % veulent développer l'engagement des salariés, travaillant sur le rôle des managers de proximité (68 %). Enfin, 79 % des DRH consacrent leur temps à « l'écoute des collaborateurs », devant le management administratif (73 %).


L. N'K., Les Echos -
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17 novembre 2010

Une charte d’usage des réseaux sociaux ?

« La Social Media Policy est une tendance très américaine dont l’on commence à entendre parler de ce côté-ci de l’Atlantique. L’idée est très pragmatique : puisque l’usage des réseaux sociaux en entreprise pose des problèmes spécifiques, trouvons donc une solution spécifique.

La Social Media Policy rappelle donc ainsi non seulement les règles d’usage des réseaux sociaux pour les collaborateurs de l’entreprise, mais elle les accompagne également grâce à des conseils pleins de bon sens. Pas tout à fait un document contractuel ni totalement un outil de sensibilisation, il s’agit donc réellement d’un nouvel outil dans la besace du RSSI (CSO) américain.

Au delà d’une simple “charte internet” à la française, la social media policy commence généralement par préciser qu’il est interdit d’utiliser les réseaux sociaux durant le temps de travail sauf autorisation spécifique. Mais elle reconnait que le problème dépasse le cadre des heures de travail puisque les collaborateurs pourront toujours s’épancher sur les réseaux sociaux depuis leur domicile sur un compte privé. C’est pourquoi outre l’aspect juridique le document sensibilise aux risques et offre même des conseils rédactionnels.

Le juridique

Nous sommes aux Etats-Unis et les aspects légaux sont bien entendu particulièrement soignés. Les chartes découragent avant tout les profils anonymes et conseillent d’indiquer que l’utilisateur ne parle pas au nom de son employeur (y compris sur une page privée). Et si c’est le cas il est généralement imposé d’avoir reçu l’autorisation de son N+1 ou de la direction de la communication.

Certaines politiques imposent parfois à l’utilisateur de prouver qu’il a un véritable intérêtbusiness à communiquer au nom de son employeur. Dans certain cas (chez Coca Cola par exemple) il existe même un programme de certification spécifique, un “Social Media Certification Program” destiné aux collaborateurs amenés à s’exprimer sur les réseaux sociaux au nom de l’entreprise.

Enfin il n’est pas rare que l'employeur exige d’inclure les coordonnées de ses contacts média dans le profil du collaborateur identifié comme appartenant à l'entreprise, même si celui-ci s’exprime à titre privé. Cela permet de centraliser d’éventuelles demandes purement business. »


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5 novembre 2010

Les réseaux sociaux en France en 2010, selon l'IFOP

L'IFOP a récemment publié les résultats de son étude annuelle sur les connaissances et pratiques communautaires sur Internet, réalisée par son Observatoire des réseaux sociaux auprès de 2015 internautes âgés de 18 ans et plus.

Entre autres informations, l'on trouve le taux de diffusion de l'Internet au sein des différentes catégories de la population française (72,3% d'internautes). Ainsi, sans surprise, plus l'âge augmente, plus la proportion de personnes connectées diminue, avec une chute importante à partir de 65 ans. De même, s'il est moins prononcé, un phénomène de clivage de la proportion de personnes connectées apparaît aussi entre les ouvriers et les autres catégories socio-professionnelles.


Taux de diffusion de l'Internet au sein des catégories de population pour 2010, selon l'IFOP.

Concernant la notoriété — et non l'usage — des réseaux sociaux, Facebook (94%), YouTube (92%) et Copains d'avant (88%) sont les plus connus parmi les personnes interrogées. Par ailleurs, Twitter enregistre la plus forte hausse de notoriété par rapport à 2009 (80% soit +17%). Il est intéressant de noter que les réseaux sociaux crées par les partis politiques sont très peu connus : seuls 3% des internautes connaissent les Créateurs du possible (UMP) et 2% la Coopol (PS).

Pour ce qui est de l'appartenance à des réseaux sociaux, Windows Live (52%), Copains d'avant (46%) et Facebook (43%) forment le trio de tête. Twitter (7%) progresse peu par rapport à 2009 (5%) malgré la forte augmentation de sa notoriété. Sur l'ensemble des personnes interrogées, la tendance de la proportion d'appartenance est à la stagnation par rapport à 2009.


Appartenance aux réseaux sociaux (proportion, nombre et catégorie d'âge), selon l'IFOP.

En complément de la notoriété et de l'appartenance, on peut cependant regretter l'absence de données sur l'usage des réseaux sociaux (fréquence d'utilisation par exemple) dans l'étude.

On trouvera toutefois dans cette étude des parties spécifiques à Twitter, d'une part, et, d'autre part, à la protection des données personnelles et à la privacité sur Internet.


Évolution de la notoriété et du taux d'appartenance de Twitter pour la population française, selon l'IFOP.

Pour la synthèse de l'ensemble des résultats de l'étude, analysés par catégories de population, voir la présentation IFOP.

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